samedi 4 février 2012

Mike kelley 1954-2012

Ne croyez pas que c’est si simple, juste des saucisses et des trous. Il y a toujours la critique du système commercial, et puis la déconstruction des grandes icônes : je fais des popeyes, des Santa Claus, des pirates. Every thing is fabrication culturelle, et je la démonte. Par exemple je fais un huge Santa Claus avec un huge plug dans la main. You see ? A sexual branchement with Santa Claus. It’s fun, but critique. Et je fais des install beaucoup plus complexes, avec les restes des performances, les odeurs, les ambiances de la vidéo, le feeling, un espace vivant, alive. Des fois on fait ça à deux, avec my friend Mike Kelley. On aime bien, oui, les grandes install. Le théâtre ça me plait pour ça, actually, et que le public circule. Inside. Entre les formes. Il y a déjà une histoire, du vécu, dans la sculpture. A life. S’il y a eu un vécu, il y a une vie. Une épaisseur. J’espère que vous sentez l’épaisseur des formes. En vidéo ça n’y est pas toujours, même si on voit la matière. We should… Il faudrait pouvoir reproduire. L’impression, les sensations, les vibrations. Toutes ces choses, tous les feelings. On dit percepts, en français, non ? Les concepts et les percepts ? Avec Mike we did… On a une oeuvre qui est tout ça à la fois. L’œuvre s’appelle Sod and sodie sock comp. Elle remplit une salle, un peu comme ici. Il y a des tentes militaires, vertes, grandes, un peu comme ici. Et du bruit, a sort of… fureur. A lot of fureur. It’s hard to. C’est difficile à représenter, la fureur, mais il en faudrait beaucoup. The people, nowadays… Aujourd’hui les gens ont le bruit, font le bruit, mais ils n’ont plus la fureur.


Hamlet and the something pourri, ed. Solitaires intempestifs, 2010

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