lundi 27 décembre 2010

samedi 18 décembre 2010

L'artiste est d'abord, et avant tout, un consommateur. Les matériaux qu'il consomme et la manière dont il les consomme influent sur l'évolution de son travail. Le système de consommation est la première technique que l'artiste doit définir.
Gabriel Orozco

lundi 13 décembre 2010

MANIFESTATION à Paris le 13 décembre 2010

Les secteurs de la culture et du sport, grâce à une forte et longue mobilisation, ont obtenu que les compétences culturelle et sportive soient acquises pour toutes les collectivités territoriales et que les financements croisés soient maintenus. Mais, alors que le théâtre, la danse, la musique, les arts du cirque et de la rue sont plébiscités par les publics en France et à l'étranger, ils sont encore les cibles de multiples mesures gouvernementales destinées à couper leur élan et à entrainer certaines Collectivités Territoriales à faire de même. Le budget 2011 du ministère de la Culture pour le spectacle vivant est une peau de chagrin et toutes nos revendications sont écartées. Quant aux projets nouveaux - et quel qu'en soit leur intérêt - il est impensable qu'ils soient financés au détriment de structures existantes.

Le secteur culturel refuse: • La disparition, la concentration ou la fusion d'entreprises artistiques et culturelles;

• Le désengagement de l'État, les coupes claires dans les subventions, les détournements de crédit des Drac, qui se soldent d'ores et déjà par des baisses de rémunérations pour les artistes, et menacent de se poursuivre par des licenciements, par des milliers d'heures de travail en moins pour tous les corps de métiers du spectacle vivant.

La culture refuse de subir les conséquences de la crise que les libéraux invoquent et dont ils sont les responsables; elle n'a déjà que trop subi de dommages sur les autels de la régression. Notre secteur doit défendre l'un des droits fondamentaux de la Constitution: l'accès pour tous les citoyens à l'éducation, à l'art, à la culture et à la connaissance

Par conséquent, la Fédération CGT du Spectacle, la Fédération FASAP-FO, la Fédération FCCS CFE-CGC, le SYNDEAC, le syndicat CGT Culture, l'UFISC* appellent les artistes, les directeurs d'institutions, de festivals, de compagnies, les ensembles musicaux, les personnels techniques, administratifs et d'accueil permanents ou intermittents, les publics, les responsables politiques, les citoyens à venir manifester. Et rappellent une fois encore leurs exigences:
• l'arrêt de la Révision générale des politiques publiques dans le domaine de la culture; • le dégel de la réserve budgétaire de 5%; • La mise en place, avec de nouveaux moyens, d'un plan de développement du théâtre, de la danse, de la musique, du cirque et des arts de la rue; • l'abandon de la stratégie-alibi de «La Culture pour chacun», au profit d'une véritable politique de démocratisation culturelle; • la dissolution du Conseil de la création artistique, animé par M.Karmitz, qui tente de délégitimer le ministère de la Culture, ses missions et l'ensemble des dispositifs mis en place depuis la Libération.

Et dans le domaine social: la pérennisation du système spécifique d'assurance chômage des artistes et des techniciens du spectacle vivant et enregistré engagés par intermittence et le respect de l'engagement du gouvernement sur le maintien d'un système mutualisé au titre des congés payés pour les salariés intermittents.

RENDEZ-VOUS À 14H30 PLACE DU PALAIS ROYAL À PARIS!

vendredi 10 décembre 2010

Zone d'écriture publique

Le samedi 11 décembre, à la maison bleue, à Rennes.
Entre 14h et 15h30 : récolte d'histoires et d'objets par Lumière d'août

Venez avec un objet évoquant un souvenir de Noël et confiez-le à un auteur. A partir de votre objet et de votre récit, l'auteur se met au travail.

Les textes seront lus en fin de journée (à partir de 17h) et vous repartirez avec votre objet et le texte-cadeau !

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à l'occasion de la journée "Pour un noël solidaire" de la Maison Bleue
1 don alimentaire = 1 entrée

mercredi 8 décembre 2010

Over Game loves Hamlet and the something pourri

J'ai eu à participer cet automne à deux expériences importantes et marquantes pour moi d'un point de vue personnel et artistique : Hamlet and the something pourri au festival Mettre en scène à Rennes (et sa publication aux Solitaires intempestifs), et Over Game à l'espace Khiasma, dans le cadre du festival Relectures 10. J'ai écrit et mis en scène Hamlet and the something pourri. Nous avons pensé Over Game avec Bérengère Lebâcle, puis nous l'avons conçu entièrement à trois, avec Olivier Marboeuf (dans les deux cas évidemment de nombreuses autres personnes ont participé aux réflexions et aux réalisations, à différents niveaux).

Je crois qu'Over Game, dispositif d'exposition incluant des espaces de performance, mettait en relief, en espace, à partir du texte de Jérôme Game, ce que j'ai voulu faire dans Hamlet and the something pourri. En proposant une forme d'exposition à parcourir, Over Game revendique une liberté du spectateur/visiteur, liberté qui lui permet de construire son propre parcours à l'intérieur de l'oeuvre, d'y prolonger des échos, de revenir en arrière, et aussi de se situer face à l'intégralité.

Dans Hamlet and the something pourri, le parcours est moins revendiqué, moins avoué, même s'il est construit pour permettre des échos, ou des retours en arrière. En effet, il ne s'agit pas d'une narration conventionnelle, où les personnages participeraient à une progression : le texte procède par accumulation, rappels, résumés. En terme Deleuzien : des rhizomes plutôt que des racines. En terme de spectateur : un rythme personnel, actif et syncopé plutôt qu'une attention permanente. En un sens, la pièce n'est donc jamais achevée, on peut sans cesse la relire, et relier de nouveaux éléments. Mais la limite du format théâtral, c'est justement ce sentiment de début, et de fin, lié à la représentation. Dans Over Game, de nombreuses personnes sont restées 2h30 dans l'espace Khiasma, alors qu'on pouvait avoir tout "tout vu" en 1h30. Une manière d'affirmer que le temps leur appartenait, et que construire sa traversée prend du temps. Pour Hamlet and the something pourri, le temps de la représentation était un temps imposé. Mais le temps du dépôt, de ce qui s'imprime chez le spectateur, de ce qui le marque, ce temps est celui de chacun. Et le livre, dans les deux cas, est là pour relire, revivre, réinterpréter ce qu'on a déjà traversé.

Merci à Alexandre Koutchevsky, qui est à l'origine des réflexions posées ici. Pour le détail des propositions dont il est question, se reporter au site de lumière d'août, et à celui de l'espace Khiasma.
Et pour en lire plus, toujours le blog de Khiasma, et notamment cette note.

mardi 7 décembre 2010