mardi 28 février 2012
Les Courtes pièces politiques aux éditions des Deux corps
mercredi 22 février 2012
Boris Mikhailov / atelier à la Criée

Il est fort possible que l’historien du futur considérera ce début du vingt-et-unième siècle comme l’époque au cours de laquelle la photographie aura radicalement changé de statut - quittant celui d’outil permettant de représenter la réalité, pour adopter celui d’un élément constitutif de la réalité elle-même, ni plus ni moins consubstantiel à nos vies quotidiennes que l’eau du robinet ou l’asphalte des trottoirs. Nous considérons de moins en moins une photo en tant que trace ou que support de souvenir, ni même comme l’enregistrement d’un moment : ce sont les moments vécus eux-mêmes, lourds d’une pluie d’images immobiles, qui appellent le cadrage et les retouches numériques. Paparazzi, mondains munis de portables, journalistes, techniciens, touristes, parents consciencieux, R.P de soi-même sur myspace ou facebook.com, nous sommes tous pris dans cette temporalité iconique, que rythme la petite syncope de l’image gelée. En un mot, dans un monde qui se définit par la représentation, qui s’enregistre en permanence et se contemple en train de s’enregistrer, l’image fixe est un simple moment du mouvement.
Nicolas Bourriaud in Boris Mikhailov, I’ve been here once before / J’ai déjà été ici un jour.
(Atelier d'écriture à la Criée, sur l'expo de Boris Mikhailov. L'extrait de Bourriaud n'a pas grand chose à voir avec ce que nous avons fait, mais je le trouve intéressant.)
lundi 20 février 2012
samedi 18 février 2012
L'excédent
samedi 11 février 2012
lundi 6 février 2012
Atelier d'écriture
Calendrier
- mercredi 15 février, de 9h30 à 12h30 : atelier et découverte des œuvres avec Alexandre Koutchevsky et une médiatrice du centre d’art / COMPLET
- mercredi 22 février, de 9h30 à 12h30 : atelier et découverte des œuvres avec Alexis Fichet et une médiatrice du centre d’art
Gratuit sur réservation. Inscription jusqu'au 10 février auprès de Nathalie Georges : 02 23 62 25 11 / n.georges@ville-rennes.fr
Lieu
La Criée, centre d'art contemporain Place Honoré Commeurec - 35000 Rennes
[plan en cliquant ici]
samedi 4 février 2012
Mike kelley 1954-2012
Ne croyez pas que c’est si simple, juste des saucisses et des trous. Il y a toujours la critique du système commercial, et puis la déconstruction des grandes icônes : je fais des popeyes, des Santa Claus, des pirates. Every thing is fabrication culturelle, et je la démonte. Par exemple je fais un huge Santa Claus avec un huge plug dans la main. You see ? A sexual branchement with Santa Claus. It’s fun, but critique. Et je fais des install beaucoup plus complexes, avec les restes des performances, les odeurs, les ambiances de la vidéo, le feeling, un espace vivant, alive. Des fois on fait ça à deux, avec my friend Mike Kelley. On aime bien, oui, les grandes install. Le théâtre ça me plait pour ça, actually, et que le public circule. Inside. Entre les formes. Il y a déjà une histoire, du vécu, dans la sculpture. A life. S’il y a eu un vécu, il y a une vie. Une épaisseur. J’espère que vous sentez l’épaisseur des formes. En vidéo ça n’y est pas toujours, même si on voit la matière. We should… Il faudrait pouvoir reproduire. L’impression, les sensations, les vibrations. Toutes ces choses, tous les feelings. On dit percepts, en français, non ? Les concepts et les percepts ? Avec Mike we did… On a une oeuvre qui est tout ça à la fois. L’œuvre s’appelle Sod and sodie sock comp. Elle remplit une salle, un peu comme ici. Il y a des tentes militaires, vertes, grandes, un peu comme ici. Et du bruit, a sort of… fureur. A lot of fureur. It’s hard to. C’est difficile à représenter, la fureur, mais il en faudrait beaucoup. The people, nowadays… Aujourd’hui les gens ont le bruit, font le bruit, mais ils n’ont plus la fureur.
Hamlet and the something pourri, ed. Solitaires intempestifs, 2010
jeudi 2 février 2012
La république des ignorants
Masquée : le pouvoir se masque, c'est-à-dire qu'il avance sans bruit, sans mots, sans images. Le pouvoir ne montre plus ses atours, comme il l'a pu faire autrefois. Sous Louis XIV, le pouvoir est un corps dans un château ; à la Révolution, le pouvoir est un discours ; durant la Seconde Guerre mondiale, le pouvoir est une voix (Londres ou Berlin); durant la Guerre du Golfe, il est une image.
Mais aujourd'hui, à quelques centaines de mètres du lieu où j'habite, le pouvoir (sous les traits d'une femme blonde et bouclée, enveloppée d'un élégant châle rouge) se tait. Il avance feutré ; il communique peu, et ses mots, creusés, dissimulent un vide énorme. On gratte la pellicule, et l'on tombe, si l'on n'y prend garde ! La stratégie du pouvoir, c'est de ne pas se dire. Aucune information n'est transmise. C'est la vieille stratégie du diable : faire croire qu'il n'existe pas !
Tout est caché, il n'y a pas de menace, il n'y a qu'un statu quo, une légère évolution qui en a à peine l'air, un changement minime et confortable. Tout sera comme avant. Comme avant, mais l'être sensible sent bien que ce nouveau réel a une autre saveur. Le nom va changer, discrètement, le numéro va changer. Tout va glisser, confortablement, dans la confiance.
LE PATRON. - Vous savez que j'ai l'habitude de travailler dans la confiance.
La confiance remplace la garantie. Jette-toi dans le vide, petit, et fais-moi confiance. L'élégant Disney, en son temps (1967), avait déjà tout dit :
Les mots sont murmurés ; le silence prend toute la place.
Lutter contre un ennemi fort et visible est facile. Nous voyons ses défauts, et nous aimons le rapport frontal : la force du collectif nous permet souvent de gagner, même contre l'ennemi le plus gros.
Mais contre le silence, la lutte ne peut être la même. Nous sommes comme cette histoire où les rabbins touchent l'éléphant dans le noir. L'un capte la trompe, l'autre les pattes, l'autre la queue. Mais lorsqu'ils comprennent ce qu'ils touchent, il est déjà trop tard : l'éléphant leur a déjà fait la tête au carré.
La stratégie du pouvoir, aujourd'hui, c'est la guerre de l'information : ne rien dire, nier le plus possible, ne s'engager sur rien. Le pouvoir prend ses leçons sur les séries américaines : "The Government denies knowledge."
Est-ce un hasard si cette stratégie apparaît précisément à une époque où la crise de l'autorité du savoir est la plus grande ? Où les scientifiques se débattent dans des affaires de plagiat ? Où Wikipedia devient l'une des forces vives de la connaissance humaine et démocratique ? Où le professeur ne représente plus, pour la plupart des gens, l'autorité du savoir, mais où tout le monde se donne le droit d'en savoir plus et mieux que son voisin - et surtout que l'institution ?
Le pouvoir communique moins parce qu'il sait que chacun d'entre nous est né dans l'ère du soupçon. L'information se monnaye, se dilue, se négocie. Elle se scénarise (voir la manière dont furent distillées et orchestrées les "révélations" de l'affaire DSK), se dramatise. Elle se la joue stratégique partout, et même dans le lieu de sa pure neutralité (l'école).
Aujourd'hui, même les professeurs ne sont plus assurés dans le processus de transmission de l'information. Nous sommes tous des ignorants.
mardi 17 janvier 2012
J'habiterai la nuit
/lecture publique
Lecture de « Paysage intérieur brut » – 14h15/15h30.
« Paysage intérieur brut », le « Portrait avec paysage » de Marie Dilasser, lu par Nadine Berland, dans une mise en espace de Christophe Cagnolari.
/théâtre et politique - conversations publiques
Première conversation – 15h30/17h.
Comment la jeune génération d’auteurs et de metteurs en scène de Bretagne et d’ailleurs parle-t-elle de politique ?
Deuxième conversation – 17h30/19h.
Les artistes, les reponsables artistiques, les directeurs de théâtre, les politiques se parlent-ils encore ? Où en est le dialogue entre nous ? Quelles perspectives partageons-nous ?
Des compagnies, des artistes très engagés et très actifs, en Bretagne et ailleurs, seront là pour partager cette réflexion avec des directeurs de théâtre, des responsables culturels, des élus territoriaux, des élus du Parlement, et avec le public.
/spectacles (successivement)
« Le point de Godwin » de Damien Gabriac, et « J’habiterai la nuit » – 20h30.
lundi 16 janvier 2012
jeudi 5 janvier 2012
jeudi 15 décembre 2011
Textes d'atelier sur wikiradio UEB
lundi 12 décembre 2011
dimanche 11 décembre 2011
Verveine 3
dimanche 4 décembre 2011
Soirée Verveine 3
vendredi 9 décembre à 21h
au Théâtre du Cercle (Rennes)
Alexis Fichet, Nicolas Richard, Garance Dor, Brigitte Perroto et Augustin Gimel
Pour la troisième année consécutive, Lumière d'août propose une soirée Verveine, comme un mini-festival concentré sur une soirée, avec des performances, de la vidéo, des lectures...
Les Soirées Verveine sont l'occasion de découvrir, à travers desformats courts, des expérimentations aux frontières du théâtre et de la performance, du texte et de la vidéo...
Garance Dor, artiste invitée de cette édition, lira Quelque chose, un texte d'une vingtaine de minutes, écrit spécialement pour cette soirée.
Brigitte Perroto et Augustin Gimel, vidéastes, montreront un travail en cours, Terres vaines, avec des textes d'Alexandre Koutchevsky.
Enfin, Nicolas Richard et Alexis Fichet présenteront une étape de leur projet Grise : une tragédie grecque au cœur des subprimes, un projet à deux voix pour s'effrayer et rire de la crise.
Informations pratiques
Tarifs : 5 € / 4 € avec la carte sortir!
Infos et réservations : 02 99 27 53 03 ou tdc@cerclepaulbert.asso.fr
Baby-sitting : service gratuit. Les baby-sitters prennent en charge vos enfants pendant la représentation dans les locaux du Théâtre du Cercle. Inscription obligatoire avant le 8 décembre. 02 99 27 53 03 outdc@cerclepaulbert.asso.fr
Adresse : Théâtre du Cercle – 30bis rue de Paris – 35 000 Rennes
Plan d'accès au Théâtre du Cercle [en cliquant ici]
mardi 29 novembre 2011
Et allez donc
L'UMP veut un code pénal pour les mineurs avec des sanctions dès 12 ans.
dimanche 27 novembre 2011
Peloton à Château-Arnoux
Vendredi soir, invité par Sonia Chiambretto, j’ai lu Peloton au Théâtre Durance à Château-Arnoux, ville située entre Dignes les bains, Manosque, et Sisteron.
Sonia Chiambretto, auteur associée au Théâtre Durance, lisait Zone d’Education Prioritaire avec Thierry Raynaud.
Son texte Police ! qu’elle avait lu lors de la première Soirée Verveine au Théâtre du Cercle à Rennes est publié par grmx éditions.
samedi 26 novembre 2011
Comment rembourser vos dettes avec rien
Elle réserve une chambre pour la nuit à l'hôtel de la Gare et, comme elle n'a pas de bagage, elle laisse en acompte un billet de 100 euros, tout neuf. Puis, elle s'en va visiter la vieille ville.
Le pâtissier, qui a vu la scène dit au patron de l'hôtel : "Cela fait six semaines que vous me devez 100 euros pour la pièce montée que j'ai livrée à l'occasion du mariage de votre fille."
Le patron lui donne le billet de bonne grâce. Comme cette scène a été vue par d'autres, elle se reproduit cinq fois, car le pâtissier devait aussi 100 euros au minotier... qui en devait autant au garagiste... lui-même débiteur de cette somme au boucher... qui avait à régler 100 euros au représentant de la maison Erlida... lequel devait à son tour acquitter sa chambre à l'hôtel de la Gare pour 100 euros. Il redonne donc le billet au patron de l'hôtel.
Ce vendredi soir, en rentrant de promenade, la jeune femme annonce, qu'ayant fait une rencontre, elle annule sa réservation. L'hôtelier lui rend donc son billet. Elle le regarde de près et le tient dans la lumière.
"C'est effectivement mon billet".
Elle sort un briquet et le brûle.
"C'était un faux billet", dit-elle en souriant, se tourne et s'en va.
Extrait librement réadapté de La Face cachée de la monnaie.
mercredi 23 novembre 2011
Olivia Duchesne et Jean-Pierre Siméon à l'IMEC






