vendredi 20 novembre 2009

La lèche-frite vue du ciel

vendredi 13 novembre 2009

vendredi 13

au magasin de la station-service
j'ai exigé un coca sango ou un fanta si y avait pas
pendant que papa téléphonait à l'assurance
je me disais que c'était mon jour de chance

mardi 20 octobre 2009

Soirée Verveine

Photo Bérengère Lebâcle

Vendredi 23 octobre, au Théâtre du Cercle, Lumière d'août propose une soirée de lecture et de formes courtes. Sonia Chiambretto lira Polices, un texte édité dans la revue Grumeaux, Nicolas Richard lira une série de nouveaux textes courts intitulée Peloton, et Bérengère Lebâcle développera son univers scénique à partir de textes de Jérôme Game. Le tout durera un peu plus d'une heure : à sa manière, Lumière d'août fait son petit festival...

lundi 19 octobre 2009

Être acteur


vendredi 16 octobre 2009

La revanche de Saint Cyr

Samedi 3 octobre, 15h : les spectateurs sont installés, je lance le signal à Garance pour qu'elle se mette debout sur le muret, m'apprête à donner le top pour Claire et Bérengère: cachées derrière les buissons, elles sont prêtes à faire fuser la salve d'insultes. Garance est debout seule face au public, les cloches de Saint Cyr commencent à carilloner. Sourires et rires dans le public. Mais ça dure... Ce n'est pas l'heure qui sonne en deux coups comme d'habitude, c'est autre chose. Alors je lance le top. Les cloches ne faiblissent pas, ni pendant les insultes, ni pendant la suite : les actrices luttent contre les carillons assourdissants de Saint Cyr, projettent leur texte contre le bruit des cloches, résistent. Laurent Quinton me glisse à l'oreille "C'est la revanche du lieu...". J'entrevois l'image d'une flopée de religieuses qui tirent sur les cordes des carillons, pour célébrer je ne sais quoi... Vraiment pas de chance ! Au bout de plusieurs longues minutes, les cloches cessent enfin, je perçois de nouveau nettement la voix des actrices. Soulagement et décompression... Les spectateurs, eux, ont aimé l'effet, et pensé que c'était fait exprès.
Samedi 18h : la 2ème représentation de l'après-midi se déroule sans incident, elle est même très intense dans le jour qui descend sur le Parc. Les actrices acquièrent une densité et une force émouvantes, le public applaudit chacune de leurs courses vers l'étape suivante. Dans l'assemblée, il y a une des Soeurs éducatrices que j'ai interrogée pour le projet : je crains évidemment un peu sa réaction, même si j'ai préparé le terrain quelques jours avant. Au sortir du cimetière, à la fin du spectacle, elle vient m'embrasser sur les deux joues, veut aussi féliciter les actrices. Soulagement et décompression... Suivent des retours chaleureux ou émus, un couple d'éducateurs laïcs qui ont travaillé à Saint Cyr, des militantes féministes, des amis. La nuit arrive doucement, des ombres se dirigent vers l'ADEC pour la Nuit des auteurs...
Deux jours plus tard, message sur mon répondeur : la Soeur me conseille vivement d'enlever un passage du texte pour la représentation du dimanche à la Maison de retraite Saint Cyr, celui sur les règles, désignées comme "sang de la pénitence", qui risque de choquer...

Ce dimanche 11 octobre est mémorable. On a adapté certaines des étapes dans d'autres lieux, la séquence du lavoir s'est par exemple déplacée dans le cloître, sous le regard d'une statue de la Vierge dressée sur un joli buisson. On parlera des règles et du sang de la pénitence sous son nez, devant une assemblée d'anciens et d'anciennes très réactive. Quand il s'agit ensuite de continuer dans le Parc, tout le monde tient à suivre, et là ça devient épique : des petits vieux et petites vieilles, canne dans une main et chaise dans l'autre, descendent les escaliers et raidillons de la colline Saint Cyr; des fauteuils roulants et des déambulateurs nous rejoignent par d'autres chemins... Devant le cadre et face aux murs, il y a presque davantage de spectateurs que lors des représentations tout public. Ca réagit fort, c'est très vivant, plein de commentaires. Quand la silhouette de Bérengère apparaît dressée sur le ciel, un "Oh" parcourt l'assemblée. Une ancienne glisse un mot sur mai 68 à sa voisine, sans même savoir que le texte l'évoque ! A la fin du spectacle, sur l'herbe, on continue à échanger avec plusieurs spectateurs et spectatrices, tandis que la procession repart lentement dans l'autre sens...
Photos : Caroline Ablain et Julie Pareau

Histoires de femmes et de lessives / photos

Création les 2 et 3 octobre > quelques photos de Caroline Ablain

dimanche 11 octobre 2009

Equivoxes / Quimper


Ce samedi, à Quimper, Nicolas Richard et moi étions invités à participer à une journée de performances, pour le festival Equivoxes. Le festival propose à des auteurs de travailler avec des artistes d'autres domaines. Nicolas et moi venions avec une forme que nous avons déjà pas mal tournée : Brouille, et pour la jouer avec le trio Kej. Nous nous sommes rencontrés vendredi soir, nous avons calé le son samedi matin, nous avons joué samedi soir. Le temps de préparation étant très court, tout se joue au moment de la performance. C'était assez excitant, et la rencontre avec Kej très nourrissante.

Nicolas Richard et Kej (Pierrick Tardivel, Jean-Luc Thomas et Philippe Gloagen)

D'autres rencontres, d'autres auteurs, quelques moments de graces... Un festival à suivre.

Kossi Efoui et Jean-Luc Raharimanana

Virginie Buisson et Kossi Efoui

Lecture de Raharimanana avec percussions de Yann Guéguen

Le danseur de butô Giohei Zaitsu, Kossi Efoui et l'un des bénévoles/organisateur, Pascal

Merci à toute l'équipe du Pot aux Roses, et à Patrick Le Doaré. Les duos : Lumière d'août et Kej, Kossi Efoui et Giohei Zaitsu, Pierre Guéry et Stéphanie Lemonnier, Virginie Buisson et Nolwenn Korbell et Didier Dréault, Jean-Luc Raharimanana et Yann Guéguen, Magali Thuilier et Guillaume Castel.

lundi 5 octobre 2009

Nuit des auteurs

Soirée de lectures organisée par l'ADEC et Spectacle Vivant en Bretagne et Livre et Lecture en Bretagne le samedi 3 octobre. Ici Nicolas Richard et Alexis Fichet, et en fond la Caravane Compagnie.

jeudi 1 octobre 2009

Histoires de femmes et de lessives / lumières


Le ciel s'est levé gris ce matin. Les déchirements de nuages, les éclaircies et les luminosités qu'on a eues sur le filage de 16h30 étaient absolument inattendues. Sur les visages et les corps des actrices, sur les murs de schiste les toitures de Saint Cyr, dans le reflet de l'eau du lavoir, sur le ciel où se découpe une silhouette, sur les croix de granit du petit cimetière...
Et puis des vols d'oiseaux qui traversent le ciel, et des enfants qui viennent, joyeux et rieurs, assister aux répétitions.
On a eu un crépuscule plein de traînées roses sur la générale de 19h30, les fenêtres éclairées de la résidence étudiante quand on traverse la pelouse du parc, la lune presque pleine au-dessus de la cheminée du lavoir et du petit cimetière. Le tout traversé, habité par les mots, les postures, les courses des trois comédiennes, qui portent les histoires, esquissent ou incarnent les silhouettes des filles de Saint Cyr. Une partition qui s'affirme, résonne de plus en plus avec le paysage.
La météo prévoyait un temps nuageux en fin de semaine. Ce soir ça a bougé un peu : si on pouvait avoir ce type de lumière étonnante sur les représentations de vendredi et samedi, ce serait bien.
Photos : Caroline Ablain

Cabaret Quéquette


En 2005 et 2006 Lumière d'août s'était associé à un collectif de compagnies et metteurs en scène pour adapter à la scène l'immense roman de Christian Prigent : Grand-mère Quéquette. En amont de la création, Lumière d'août avait organisé en partenariat avec le Théâtre du Cercle une journée de mises en espace à partir de passages du roman travaillés avec des comédiens amateurs. La journée suivait la structure du roman, en commençant à 7h du matin pour se terminer le soir. La septième séquence (la mort de la grand-mère) était lue par Christian Prigent lui-même. Pour terminer cette aventure, Bérengère Lebâcle et Jérémie Cordonnier avaient mis en musique quelques chansons présentes dans le roman. Entendant cela, Christian Prigent les a encouragés à continuer, en leur proposant d'utiliser des textes présents dans d'autres de ces livres. Le Cabaret Quéquette était né. Quatre ans plus tard, voici le myspace.

(Grand-mère Quéquette, une création collective mise en scène par Annie Lucas, Madeleine Louarn, Julie Béres, Charlie Windelschmidt et Alexis Fichet. Création au CDDB de Lorient, 2006) Photos Thomas Ayouti

mardi 29 septembre 2009

Des noix la saison


Photo prise juste en face du 81 rue de l'Alma sur le toit d'une 205 Peugeot blanche un peu salie et bénéficiaire de la prime à la casse tandis que passait un vélo et qu'à la fenêtre un homme criait : je grave !

Cheval de bataille Combats féministes


Hier soir au Théâtre du Préau à Vire Marine Bachelot et son équipe reprenaient le Cheval de Bataille déjà proposé à Rennes. Un cheval de Bataille est une proposition de Lumière d'août mêlant formes artistiques et débats. Celui-ci portait sur les féminismes, en traitant aussi bien de la différence entre féminisme différentialiste et matérialiste que d'un texte de la très controversée Valérie Solanas. Les exemples et les textes lus ont provoqués de vifs et stimulants débats.

(Désolé pour les photos floues.) Avec Garance Dor, Bérengère Lebâcle, Claire Péron, Isabelle Pineau et les vidéos de Julie Pareau.

lundi 21 septembre 2009

Le garage / Charmatz / Linyekula / ...

Ce week-end à Rennes c'était l'Expo Zéro au Garage, nouveau lieu chorégraphique situé au bout de la ligne de métro, après l'arrêt Kennedy, derrière quelques immeubles et un bois de chataignier. Boris Charmatz, nouveau directeur du Centre Chorégraphique devenu Musée de la danse, a convié plusieurs artistes a venir danser, parler, exposer leur rêve d'un musée de la danse. Notamment Vincent Dunoyer, Faustin Linyekula, Raphaëlle Delaunay...

Sur place on se promène dans les vastes espaces de ce garage, il y a du monde juste ce qu'il faut, on passe la tête par l'entrebâillement d'une porte et s'il y a quelqu'un, on s'arrête. Je rentre dans une petite salle. Faustin Linyekulla danse. Sans musique, à la lumière du jour. Grande proximité, grande simplicité. Il se pose ensuite contre le mur, la tête au sol, et il restera ainsi très longtemps, cherchant des postures contre ce mur en disant le texte de la Bérénice de Racine. Puis, l'air de rien, il se met à parler, ses mots à lui, pour expliquer ce qu'il cherche, les suites d'une conversation avec un acteur de la comédie française pour qui la tragédie demande la verticalité. Linyekula recherche devant nous sa verticalité inversée.


On change de pièce, Tim Etchells discute avec des gens dans un couloir, on rentre dans une autre salle, pour un travail d'échange vocal à base d'archives de la danse, puis une grande salle très lumineuse, Boris Charmatz danse, il parle aussi, expose son programme, mi-rêveur mi-sérieux. Faustin Linyekulla est arrivé dans cette salle, il écoute, il pousse un long cri muet. Charmatz trouve un enfant dans son parcours dansé, il l'inclut, avec humour.


De la recherche en acte, des actes et de la danse, des mouvements au plus près des spectateurs, cette ouverture du garage est assez excitante. On est parfois devant presque rien (Linyekula massant Charmatz, des enfants courent autour), mais l'invitation au lâcher prise fonctionne aussi sur les spectateurs. Le temps n'est pas celui d'une représentation, d'avantage celui d'une exposition, presque celui d'une promenade.
Cette Expo zéro interroge vraiment le
regard que l'on pose sur un geste. Jusqu'à quel point les autres spectateurs font-ils partie de ce qui advient ? Comment regarderions-nous des inconnus dans la même situation ? Comment l'aura des invités détermine-t-elle notre attention ? Quel est le rapport d'un geste à son auteur : autrement dit, y-a-t-il une autorité du geste ?

dimanche 20 septembre 2009

Huile de requin

1. Le vaccin contre la grippe A contiendrait du squalène / scalène en grande quantité. Le scalène est mis en cause dans les maladies auto-immunes provoquées par les vaccins. Il serait par exemple responsable du "syndrome de la guerre du golfe".

2. C'est un lipide présent en grande quantité dans l'huile du foie des requins, d'où son nom. (wikipedia)

3. Sa formule brute est C30H50. Du carbone et de l'hydrogène, donc.

4. Photo d'une raie torpille (Bretagne, 2009)
.








La raie est de la famille du requin. J'ai appris cet été que la chair de cet animal électrique est peu savoureuse, mais que son foie est délicieux. Un effet secondaire du scalène ?

5. Le scalène correspond parfaitement à la définition de l'objet chevelu, tel que défini par le sociologue Bruno Latour dans son passionnant Politique de la nature (La découverte). Un objet chevelu est un objet ou une matière qui tisse des liens avec d'autres domaines que le sien, qui déborde des cases dans lesquelles on voudrait le faire entrer : à notre époque à peu près tout est chevelu. L'amiante et l'ibis sacré sont des objets chevelus.

Bruno Latour : « il nous semble que cette différence entre objets sans risques et attachements risqués, « objets chauves » et « objets chevelus », compte beaucoup plus que la distinction impossible entre les crises qui mettent en cause l’écologie et celles qui mettent en cause l’économie ou la société. Nous n’assistons pas à l’irruption de questions de nature dans les débats politiques mais à la multiplication des objets chevelus, que plus rien ne peut limiter au seul monde naturel, que rien justement ne peut plus naturaliser. »


mercredi 16 septembre 2009

Septembre


Hier, lecture par Bérengère Lebâcle, Laurent Quinton et moi-même de quelques extraits des Histoires de brigands, de Louis Guilloux. C'était l'inauguration d'une exposition consacrée à cet auteur, très attentif à ses contemporains. Les Histoires de brigands sont des croquis textuels, des observations sur le vif, des études de moeurs, décryptage des petitesses quotidienne. C'est la matière qui servira plus tard pour écrire Le Sang noir, l'un des grands roman de Guilloux.

Je suis en train de lire La barque silencieuse, de Quignard, livre plein d'obscur et de lumineux. Parfois je ne retiens rien, parfois je suis marqué. Quignard, discrètement, existe fort. Je pense que Quignard devrait lire Les Morts qui touchent, d'Alexandre Koutchevsky. Ou l'inverse. Précisions/connexions. Leurs textes se connaissent.



J'ai à peu près fini de réécrire, supprimer et réagencer d'anciens textes qui ne me convenaient plus. L'inconvénient, c'est que les nouveaux textes ne sont pas que nouveaux. L'avantage, c'est que je peux vraiment passer à autre chose.

Expo : La vérité de cette vie... Louis Guilloux et ses proches, du 15 spetembre au 3 janvier 2010, aux Champs libres.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir...

dimanche 30 août 2009

En résidence


lundi 24 août 2009

Saint Cyr et ses silences

On a achevé hier la première semaine de répétitions d'Histoires de femmes et de lessives, création déambulatoire en plein air dans le Parc Saint Cyr à Rennes. Après le Cheval de Bataille "Combats féministes" de mars dernier (qui sera repris au Théâtre de Vire le 28 septembre), c'est l'étape n°2 du projet "Féministes?". Une exploration de la mémoire et de l'histoire du Domaine Saint Cyr, ancienne institution de redressement pour jeunes filles, missionnée par l'Etat et tenue par les religieuses de Notre-Dame de Charité (de 1808 à 1976). Un domaine entouré de plusieurs kilomètres de murs, qui contient, entre autres, un couvent transformé en maison de retraite et une ancienne buanderie. Une histoire, des histoires pleines de silences : les mineures placées et enfermées ici étaient d'anciennes prostituées, de petites délinquantes, des filles-mères, des fugueuses, des orphelines, des enfants maltraitées ou violées, etc.
Répéter en plein air, dans l'espace public et très bucolique du parc, a été, quelque part, une façon de commencer à rompre les silences. Avec des promeneurs qui s'arrêtent pour nous écouter, ou les petits soucis de voisinage que ça crée : fenêtres qui s'ouvrent, se ferment, vive discussion avec une propriétaire qui voudrait qu'on aille répéter plus loin (le volume sonore, le contenu des textes ? ou les deux?), etc.
Il a fait chaud et on a plutôt bien avancé, en terme de "resserrage" des textes, d'ébauches de formes s'inscrivant dans les paysages du parc. On était quatre filles et un gros chien (un bouvier bernois prénommé Elvis). Dans un parc comme dans les bars du quartier, le canin crée du lien (sans doute plus que le théâtre!) Et les trois actrices du projet (Garance Dor, Bérengère Lebâcle, Claire Péron), indéniablement, ont du mordant.
Histoires de femmes et de lessives, création les 2 et 3 octobre 2009 dans le cadre de l'ouverture de saison du Théâtre la Paillette. www.lumieredaout.net/creations_Histoires_de_femmes_et_de_lessives .htm

dimanche 23 août 2009

Aveugle

Dans les couloirs de l'abbaye de Pont-à-Mousson un jeune comédien aveugle, prénommé Melchior, marche la main sur l'épaule d'un auteur, prénommé Rodrigo. Melchior va lire en braille mardi 25 la dernière pièce de Rodrigo qui s'intitule : C'est comme ça et me faites pas chier (Esto es asi y a mi no me jodais).

Aveugle, c'est mieux
Sourd, c'est encore mieux
Et privé du toucher, encore mieux
Privé du goût c'est mieux - hier, j'avais le rhume et on m'a servi un turbot sauvage : je n'ai rien senti, c'était comme une purée de pommes de terre sans sel
Mais le mieux, c'est aveugle, privé du goût et privé du toucher
Mieux encore : privé du toucher, aveugle, privé du goût et sourd
Mieux encore : misanthrope
Et le mieux du mieux : pédé
Et encore mieux : aveugle, ermite, pédé, sourd et privé du toucher

Extrait de C'est comme ça et me faites pas chier

vendredi 21 août 2009

Les Morts qui touchent à la Mousson d'été

Les Morts qui touchent, texte d'Alexandre Koutchevsky, est mis en lecture au festival de la Mousson d'été lundi 24 août à 14h (Abbaye des Prémontrés, Pont-à-Mousson).
Lecture dirigée par David Lescot avec Elisabeth Catroux, Gabriel Dufay, Anne-Lise Heimburger, Judith Magre, Fabien Orcier et Gérard Watkins.
Programme complet de la Mousson d'été.

vendredi 14 août 2009

David Bowie, "Five Years" (1972)

Pushing thru the market square, so many mothers sighing
News had just come over, we had five years left to cry in
News guy wept and told us, earth was really dying
Cried so much his face was wet, then I knew he was not lying
I heard telephones, opera house, favourite melodies
I saw boys, toys electric irons and t.v.s
My brain hurt like a warehouse, it had no room to spare
I had to cram so many things to store everything in there
And all the fat-skinny people, and all the tall-short people
And all the nobody people, and all the somebody people
I never thought Id need so many people

A girl my age went off her head, hit some tiny children
If the black hadn't a-pulled her off, I think she would have killed them
A soldier with a broken arm, fixed his stare to the wheels of a cadillac
A cop knelt and kissed the feet of a priest, and a queer threw up at the sight of that

I think I saw you in an ice-cream parlour, drinking milk shakes cold and long
Smiling and waving and looking so fine, dont think
You knew you were in this song
And it was cold and it rained so I felt like an actor
And I thought of ma and I wanted to get back there
Your face, your race, the way that you talk
I kiss you, you're beautiful, I want you to walk

We've got five years, stuck on my eyes
Five years, what a surprise
We've got five years, my brain hurts a lot
Five years, thats all we've got
We've got five years, what a surprise
Five years, stuck on my eyes
We've got five years, my brain hurts a lot
Five years, thats all we've got
We've got five years, stuck on my eyes
Five years, what a surprise
We've got five years, my brain hurts a lot
Five years, thats all we've got
We've got five years, what a surprise
We've got five years, stuck on my eyes
We've got five years, my brain hurts a lot
Five years, thats all we've got
Five years
Five years
Five years
Five years

Le Wikipedia anglais nous dit qu'il s'agit d'une chanson sur la destruction du monde.
Moi, comprenant assez mal l'anglais, j'avais cru qu'il s'agissait d'une chanson sur l'histoire d'un gamin amoureux et heureux de vivre, criant sa joie d'avoir 5 ans.
Yeah !