jeudi 6 octobre 2016

Mort d'un robot par successions de fractales

http://www.cieletespace.fr/actualites/dernieres-images-de-rosetta-avant-son-contact-avec-la-comete

mardi 9 février 2016

Encore un point pour Einstein

Une confirmation majeure d'un phénomène conceptualisé il y a cent ans...
http://www.cieletespace.fr/node/20765

Revue Thaêtre

Publication en ligne du premier numéro de la revue Thaêtre  consacré aux "scènes du néomanagement" avec de nombreux articles (Vinaver, Falk Ritcher...), des textes, des photos, des interviews, ainsi qu'un questionnaire sur le travail auquel nous avions répondu.

samedi 23 janvier 2016

Gauss et le désir



Mercredi 20 janvier, au Triangle, après Oralieu Magenta, nous avions organisé un débat «sous la lumière» autour de la question «Les scientifiques manquent-ils d’imagination ?» : une façon d’interroger les façons de comprendre, de chercher, de trouver... Nous avons abordé le problèmes sous différents angles, avec les scientifiques présents, et avec le public. Je voudrais revenir ici sur un moment qui m’a fait réfléchir après coup, parce que sur le moment j’étais surtout capté par l’anecdote. Michel Bouchet nous a raconté cette histoire, qui concerne le célèbre mathématicien Gauss :

Alors âgé de 10 ans, Gauss est en classe de mathématique quand le professeur demande aux élèves d’additionner tous les nombres de 1 à 100, et de donner la somme totale. Exercice un peu fastidieux, du genre de ceux qu’on donne pour occuper les élèves un jour de grosse fatigue. Mais à la surprise du professeur, le jeune Gauss rend sa copie quelques minutes après.

Au lieu de faire 1 + 2 + 3 + 4 + 5 etc, Gauss a procédé en additionnant les extrêmes :
1 + 100 = 101
2 + 99 = 101
3 + 98 = 101
...

Le principe fonctionne jusqu’à 50 + 51 = 101. Le résultat est donc 50 X 101 = 5050.

Cette anecdote est pour moi une réponse à la question de la relation entre science et imagination, parce qu’elle montre que le grand scientifique est quelqu’un qui cherche une autre voie, une autre façon de structurer le réel, une autre façon d’aborder les problèmes. Il y a une dimension ludique, un rapport au désir dans le fait de s’amuser avec un énoncé, de chercher à le tordre pour extraire une vérité, un théorème, une façon de faire. Il ne s’agit peut-être pas d’imagination, mais tout de même d’une façon de ne pas se laisser oppresser par le réel, de trouver d’autres voies pour le regard et la pensée.

samedi 16 janvier 2016

Un petit extrait des premières pages de Je vous écris depuis Ouaga (titre provisoire) d'Aristide Tarnagda

et Alexandre Koutchevsky (mais les lignes ci-dessous sont d'Aristide).

Alors, pour faire court disons comme les banquiers dans Une saison au Congo d’Aimé Césaire, que nos élites ont choisi de se gaver. Elles ont choisi la cohorte. Elles ont choisi les comptes en banque. Elles ont choisi les paradis fiscaux. Elles ont choisi les fauteuils présidentiels. Elles ont choisi les postes ministériels. Elles ont choisi le ventre des poissons comme tombe de sa jeunesse. Elles ont choisi les V8, les hummers, les touaregs, les Mercedes, les RAV4, Iphone, Saumsung Galaxie, les tablettes, Facebook, les selfies, les climatiseurs, les immeubles, les boites de nuit, les fesses, les âmes et les chairs vendues, humiliées, réifiées, chosifiées, les cravates, les costards, Channel, Dior, les premières classes, le champagne, le vent, la poussière, les OGM, les privatisations, le désert, les inondations, l’absence de pluie, la ronde des charognards à l’horizon, le désespoir des étudiants, l’incurie des pères, le soupir des mères, Bolloré, Bill Gate, l’Elysée, la Maison Blanche, le bourdonnement des mouches, les piqûres des moustiques, la honte, l’alignement, le consentement, le renoncement, l’absence de dignité, l’absence de couilles, l’individualisme, le néocolonialisme, bref, nos élites ont choisi d’Avoir au lieu d’Être.
Alors, comme pendant la colonisation, des noirs sont choisis par des blancs pour surveiller les frontières des blancs depuis le sol des noirs. 

A suivre...

Un article sur la résidence d'Aristide Tarnagda à Saint-Jacques de la Lande

http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jacques-de-la-lande-35136/saint-jacques-de-la-lande-aristide-tarnagda-est-de-retour-3969747

mardi 12 janvier 2016

Je vous écris depuis Ouaga (titre provisoire) - Premières pistes d'écriture avec Aristide Tarnagda

Après avoir rencontré la classe de Première L. de madame Chazalon au lycée Bréquigny, Aristide et moi avons pu commencer hier à entrer dans le vif du sujet. Nous voici face à notre dialogue à écrire. Par où prendre les choses? Nous avons beaucoup à dire sur ces relations Burkina-France, Afrique-Occident, sur cette "révolution" qui n'est sans doute qu'une insurrection populaire, du 30 octobre 2014 au Burkina.
Beaucoup à dire sur les "états d'urgence", le premier vécu quatre jours pendant les événements d'octobre 2014 à Ouagadougou, le second vécu ici en France depuis les attentats, l'un porteur d'espoir, l'autre de peur.
Nous ne sommes pas historiens. L'entrée la plus évidente pour Aristide et moi c'est notre vécu en commun de nombreux projets sur les deux continents depuis 2007, nos aventures communes de théâtre entrelacées au contexte politique, enchâssées dans l'Histoire.
Partons de choses concrètes. Aristide pense s'adresser par exemple à un martyr de l'insurrection burkinabée. Je me demande de mon côté le sens qu'aurait une démarche similaire : m'adresser à une victime des attentats? Non, ça ne me va pas, ça ne me semble pas juste. Notre mise en parallèle des situations burkinabée et française possède évidemment ses limites.
Aristide me raconte son voyage en avion de Ouaga à Paris, samedi dernier, via Istanbul en Turquie. Et toujours cette suspicion, ces interrogatoires, à toutes les douanes, frontières, polices. Et je pense au trajet inverse que je fais régulièrement depuis quelques années : de Paris à Ouaga, via le Maghreb souvent. C'est peut-être une piste d'écriture ça, non? Oui ça nous parle, on peut tenter ça pour commencer : décrire chacun son voyage l'un vers l'autre, d'un pays à l'autre, d'un continent à l'autre, d'une culture et d'une histoire à l'autre. Décrire ces voyages en étant concret, précis, donner les détails : et ces détails traduiront déjà beaucoup des relations entre l'Afrique et l'Occident.

lundi 4 janvier 2016

RADIO - Le Journal Poésie Actuelle - "Sport"



Pour ré-écouter la chronique "Sport", dans le Journal Poésie Actuelle, il faut viser et ajuster bien son clic vers 17'40'' .
Pour ré-écouter toutes les émissions de RADIO du 11 et 12 décembre 2015 consacrées à la poésie, c'est ici.

vendredi 25 décembre 2015

Le festival Mantsina à Brazza expulsé des salles publiques par Sassou

http://www.lefigaro.fr/theatre/2015/12/23/03003-20151223ARTFIG00017-congo-brazzaville-dieudonne-niangouna-interdit-de-salles-publiques.php

jeudi 24 décembre 2015

"Ça s'écrit TCH" à Nantes

Hier, à la fabrique Dervallières-Zola, Elios Noël et Marina Keltchewsky ont lu au public une version de la pièce sans doute très proche de la version finale qui sera créée au printemps 2017. Nous avons travaillé 4 jours à accomplir le destin de Jean-Jacques Tchaïkovsky. Un tapis de feuilles mortes, une baie vitrée nous ont aidés à danser la mort du cygne. Merci aux Fabriques Nantes-Rennes et au Dernier Spectateur pour l'imprimante.

Photo : Virginie Cartier.

jeudi 10 décembre 2015

RADIO - Fondation Louis Vuitton


Dans le cadre de RADIO, une web Radio dédiée à la poésie conçue par Anne-James Chaton, lecture d'un texte sur le sport à la Fondation Louis Vuitton, à écouter demain ici entre 18h et 21h. La station émet pendant 24h, jusqu'à samedi 18h, programme détaillé ici.

mercredi 2 décembre 2015

Etat d'urgence, ce que nous pouvons

"On ne dira jamais assez que la « franchise » (la liberté), et la puissance du corps politique, se jouent dans l’espace public, tautologiquement le lieu du public, et de la chose publique. La politique n’a lieu qu’en réunion. C’est bien de cela que Sartre avait pris douloureusement conscience en observant, catastrophé, le renversement dans les urnes des affirmations politiques posées dans la rue. Car là où la rue réunit, le (bien-nommé) isoloir isole – et renvoie chacun à une condition monadique qui le coupe des solidarités concrètes de la politique réelle. Mais, isoler, n’est-ce pas par excellence ce que vise l’état d’urgence, qui indique le mieux ses intentions dans l’assignation à résidence : nous vous interdirons de vous rencontrer, nous vous interdirons de vous réunir, nous vous renverrons à votre tête-à-tête avec vos écrans. Et Spinoza ne saisit-il pas la chose même quand il écrit qu’« une Cité dont la paix dépend de l’inertie de sujets conduits comme du bétail pour n’apprendre rien que l’esclavage mérite le nom de solitude plus encore que celui de Cité » ? L’Etat de police, c’est l’Etat de solitude. C’est l’impuissance collective organisée. L’urgence de l’état d’urgence, c’est de nous séparer pour nous impuissantiser."

Extrait de l'article de Frédéric Lordon, Etat d'urgence, ce que nous pouvons.
Article disponible ici.

Enfin l'Etat autorise à sécher les cours, ouf!

http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/11/30/etat-durgence-a-rennes-le-juge-administratif-recommande-de-secher-les-cours/

Autre source pour observer l'état d'urgence...

https://wiki.laquadrature.net/index.php/%C3%89tat_urgence/Recensement

lundi 30 novembre 2015

vendredi 27 novembre 2015

Un peu d'automne breton

Lumière, vent et mer finiront par réduire falaise en sable fin.

mercredi 25 novembre 2015

Et pendant ce temps-là...

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/24/au-cameroun-poser-la-question-de-l-apres-biya-c-est-risquer-la-prison_4816190_3212.html

mardi 24 novembre 2015

jeudi 19 novembre 2015

Worms, Zéniter

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-2eme-partie-la-jeunesse-au-temps-des-attentats-deuxieme-partie-2015-11-

mercredi 18 novembre 2015

Ebriété guerrière

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2015-11-16-Paris